Une caméra suivant Ryan Gosling...
joli jeu de lumières sur ses mèches blondes... l’image est belle. Le film s’ouvre
sur une impression de déjà-vu, mais là s’arrête la comparaison.
Après l’imbuvable Blue Valentine,
dont les flagrants défauts avaient inexplicablement séduit la critique, Derek
Cianfrance recycle son scénario et son acteur fétiche pour un The place
beyond the pines plus original, mais pas
plus réussi.
Comme dans Blue Valentine, le
temps passe sur l’histoire (mais vraisemblablement pas sur les personnages qui,
en 15 ans, ne prennent pas une ride). Nous lisons un livre en trois chapitres
où, de l’un à l’autre, Gosling, Cooper puis DeHaan se passent le relais. Mais
ce procédé ne sert qu’à l’illustration simpliste et clichée de la destinée. C’est
un livre beaucoup trop long et l’histoire que l’on nous raconte est farcie de
ridicule et d’improbabilités.
Gosling fait du Gosling et c’en
devient presque ridicule. Il est aussi mauvais que sale, sale comme tous les
personnages, salis par la simple crasse, par le cambouis ou par la honte, par
le remords, salis par les coups ou par la tristesse. Aucun ne peut sortir de ce
cycle de déchéance, Cianfrance les y emprisonne comme des souris de
laboratoire, courant à toute vitesse dans leur roue infernale.
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